L'héritage ombilical : Les idées de Mott sur les modèles cosmiques

Image stylisée d'un fœtus et d'un placenta, symbolisant les idées de Mott sur l'héritage ombilical et les modèles cosmiques de The Nature of the Self.


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The Nature of the Self (1959) d'Alfred Mott présente une exploration approfondie des influences prénatales sur la conscience humaine, en mettant l'accent sur le rôle inattendu du cordon ombilical dans la formation de l'esprit. Cette section aborde les origines évolutives du cordon, sa présence symbolique dans la mythologie, la réaffectation des organes postnatals pour imiter les structures prénatales, la sensibilité du fœtus aux interactions parentales et les schémas cosmiques reflétés dans les sentiments humains. Ce billet résume ces connaissances, révélant les liens profonds entre l'utérus et l'univers.

Le rôle du cordon ombilical dans l'évocation de l'esprit

Mott retrace les origines du complexe utérin - fœtus, placenta et cordon ombilical - il y a plus de 50 millions d'années, lorsque les mammifères qui pondaient des œufs ont développé un nid interne pour protéger les embryons des prédateurs. Le placenta facilitait les échanges chimiques, tandis que le cordon ombilical assurait la circulation sanguine, initialement au service de la survie. Pourtant, selon Mott, ce système a été reconverti pour évoquer des éléments mentaux. Le flux sanguin bidirectionnel dans le cordon ombilical module le sentiment nucléaire du fœtus - son sentiment de soi - contre le placenta périphérique, établissant une interaction rythmique qui jette les bases de la conscience.

Cette transformation suggère qu'une structure évoluée pour la subsistance physique a été cooptée à des fins psychologiques, une adaptation évolutive commune. La circulation du cordon, bien qu'anatomiquement inchangée, devient un conduit pour les impressions mentales, jetant un pont entre le physique et le psychologique.

Symbolique mythologique

Mott trouve dans la mythologie des échos de cet héritage prénatal. Des histoires comme Blanche-Neige, Le genévrier, La fille de l'oie et Cendrillon comportent des symboles de sang, en particulier trois gouttes, qu'il interprète comme représentant les trois vaisseaux sanguins du cordon ombilical. Dans Blanche-Neige, les gouttes du doigt de la mère signifient les sentiments de l'enfant après la naissance ; dans La Fille à l'Oie, leur valeur magique souligne ce lien. La pantoufle ensanglantée et les yeux picotés de Cendrillon renforcent l'importance du sang au-delà de la physiologie. Selon Mott, ces mythes préservent la résonance émotionnelle du cordon ombilical, reflétant un lien prénatal perdu.

Cette continuité symbolique suggère que les récits culturels encodent les expériences prénatales, offrant des indices sur l'empreinte psychologique du fœtus.

Réassignation d'organes postnatale

Après la naissance, propose Mott, le modèle utérin persiste en faisant appel aux organes postnatals pour reproduire les rôles du fœtus. La tête du nouveau-né assume l'identité du fœtus, les poumons reprennent la fonction du placenta et la trachée, avec son flux d'air bidirectionnel, reflète la circulation sanguine du cordon ombilical. Pour le nouveau-né, il ne s'agit pas d'une analogie mais d'une réalité concrète : la tête est le moi fœtal, les poumons sont le placenta et la respiration est le sang ombilical. Cette réaffectation, bien qu'apparemment naïve, préserve la sensation de configuration prénatale.

Ce processus, découvert grâce aux analyses de Mott, met en évidence la capacité d'adaptation du corps, qui utilise des structures familières pour maintenir un état de perte. La simplicité de ce mécanisme dément son importance dans le maintien de la continuité du moi.

L'influence prénatale sur le complexe d'Œdipe

Mott suggère que le fœtus est influencé par la copulation parentale pendant la grossesse, ce qui a un impact sur le complexe d'Œdipe. Lorsqu'une femme enceinte s'engage avec son partenaire, le fœtus ressent la pression abdominale et la relie à la compression du placenta et à l'augmentation du flux sanguin ombilical. Cette perturbation configurationnelle, selon Mott, contribue à des intensités variables du complexe d'Œdipe après la naissance. Bien qu'elle n'en soit pas la seule cause, cette expérience prénatale façonne les réponses émotionnelles, étendant l'influence de l'utérus au développement psychologique.

Cette idée établit un lien entre les sensations physiques et les émotions complexes, proposant une prise de conscience fœtale de la dynamique parentale qui se répercute plus tard dans la vie.

Les schémas cosmiques dans les sentiments humains

Mott étend ce modèle prénatal aux échelles cosmiques, comparant la relation fœtus-placenta-cordon à une dynamique noyau-périphérie observée dans les atomes, les galaxies et la société. Le flux ombilical synthétise ces pôles, reflétant l'entrepôt des impressions passées de la terre et l'objectif d'intégration du ciel. Les rassemblements humains reflètent ce modèle, formant des gouvernements malgré les efforts déployés pour aplanir les hiérarchies, tandis que les luttes interpersonnelles - jeux, duels, sexe - tournent autour de la pénétration et de la domination nucléaire.

Dans les relations sexuelles, le rôle pénétrant du mâle et le rôle réceptif de la femelle, ainsi que les complexités émotionnelles, découlent des sentiments ombilicaux. Même la hiérarchie des poules imite cette pulsion. Mott suggère que l'élimination des confusions dans ce processus débloque la "conscience cosmique", un état concret où la conscience s'aligne sur une conception universelle, évidente dans le sentiment de périphérie nucléaire du fœtus.

Un héritage universel

La nature du moi présente l'utérus comme un microcosme de l'ordre cosmique. Le cordon ombilical, conçu pour la survie, devient un catalyseur mental ; sa mythologie perdure dans les histoires ; les organes postnatals préservent son modèle ; les interactions parentales façonnent le complexe d'Œdipe ; et son rythme reflète celui de l'univers. Cet héritage, qui relie la vie prénatale à la conscience humaine, invite à approfondir l'étude de l'influence profonde de l'utérus.

Référence : Mott, Francis J. La nature du moi. (1959). Disponible à l'adresse : https://a.co/d/8foLLPm.

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